Le porte greffe : Voilà
bien une chose que je ne connaissais pas avant de participer au projet Vinospherus.
Pourtant ce terme est ressorti lors de toutes mes recherches sur les cépages.
Je me suis donc penché sur le sujet, voici le résultat de mon enquête…
Pour comprendre ce qu’est un
porte-greffe, il faut revenir au 19ème siècle. C’est à cette époque
que des amateurs et des collectionneurs ont ramené en Europe de nombreuses
vignes sauvages du continent Nord-Américain. Ces vignes ont aussi introduit des
parasites redoutables pour les formes cultivées de ce côté de l'Atlantique.
C'est ainsi que à partir de 1850 la presque totalité du vignoble européen a
failli disparaître sous les assauts du Phylloxéra, petit puceron qui s'attaque
aux racines de la vigne.
Les chercheurs de l’époque
ont trouvé une solution pour combattre l’insatiable puceron : se servir
des racines des cépages américains qui sont, eux, insensibles à son attaque.
Le vigneron plante désormais
des pieds de cépages « protecteurs », ou porte-greffe, sur lesquels sont
greffés des boutons de cépages européens. Si le pied est d’origine américaine,
le haut de la vigne, et surtout le raisin qui en résulte, est bel et bien celui
cultivé depuis des siècles en France.
Aujourd'hui la totalité du
vignoble français est greffé et les porte-greffes sont
choisis pour leur adaptation au cépage, au terroir et pour leur prédisposition
au rendement.
…élémentaire mon cher Watson !



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